Samedi 15 mars 2008
Pour Driss Lachguar, l’USFP a dans son agenda des questions politiques largement prioritaire à une rencontre avec le mouvement de El Himma.

Q uestion: Maintenant que nous savons qu’il s’agit d’une association et non d’un parti, avez-vous changé votre avis ? 
Driss Lachguar : Vous savez, je pense qu’enfin de compte Mr Aali El Himma est entrain de tirer des leçons de l’expérience organisationnelle du mouvement intégriste. 

Q : Dans quel sens ? 
DL : Dans le sens où l’expérience de l’USFP a été celle d’un parti qui a participé et encouragé la fondation de plusieurs associations, organisations, syndicats et groupements professionnels.
Avec les mouvements intégristes,  nous avons assisté a l’émergence d’un modèle différent, celui de l’association qui fonde le parti. Ceci est en effet le cas de l’association qui a donné naissance au PJD. 
Je me demande s’il ne s’agit pas simplement d’une mode, ou même d’un choix de facilité, ou alors probablement que l’expérience du PJD a plu aux instigateurs de cette initiative, qui espèrent arriver à la mise en place d’un grand parti. 

Q : mais puisque le mouvement pour tous les démocrates a les même slogans que les votre et se fixe les même objectifs que vous, pourquoi ne l’acceptez-vous pas ? 
DL : Nous ne l’acceptons pas à cause du manque de clarté. Pourquoi le mouvement n’a-t-il pas choisi de se définir comme parti politique et de se battre à armes égales avec les autres partis. Ce mouvement a vu s’ouvrir devant lui les plateaux de télévisions nationales, ses dirigeants se sont exprimés alors même qu’ils n’ont aucune légitimité d’un point de vu juridique. 
S’il s'agissait d’une autre association elle aurait été purement et simplement poursuivie en justice. 
En effet, une association n’a le droit d’accès à l’opinion publique que si elle a tenu son assemblée générale, déposé le PV de l’AG ainsi qu’une masse de documents concernant les membres de son bureau (y compris le casier judiciaire). 

Q : justement il ne s’agit pas d’une quelconque association, les personnalités qui sont à son origine vous assurent la majorité parlementaire grâce à un groupe de plus de 30 représentants. 
DL : à l’USFP se que nous n’acceptons pas c’est que ces gens prétendent avoir fondé un mouvement plus grand ou plus important que tous les partis. C’est nous qui sommes les porteurs du projet démocratique et moderniste. Nous avons tant sacrifié pour ce projet. Nous n’acceptons pas par conséquent qu’on parle de démocratie et de modernité comme des inventions d’aujourd’hui. 
Aujourd’hui les marocains, peuple et monarchie, ont adopté ce projet, et c’est pour cela qu’on ne comprend pas pourquoi certains veulent nous convaincre que le temps s’est arrêté et que nous sommes tributaire de l’annonce de ce mouvement et de « son projet » d’un Maroc démocratique et moderne. 

Q : Pourquoi aviez-vous choisi de vous exprimer la première fois sur les colonnes de « 3adala Wa Ttanmya » ? Quel message cherchiez-vous à transmettre ? Êtes-vous prêt à vous allier au PJD pour contrer Fouad Aali El Himma ? 
DL : c’est vrai qu’en politique on trouve beaucoup la logique du message à déchiffrer. D’ailleurs, avant que je ne donne cette interview à « 3adala Wa Ttanmya », M. El Himma avait fait une visite au siège du PJD, or je pense qu’il n’est pas sain de jouer sur toutes les cordes. 
De notre côté nous sommes très clairs et je ne pense pas que l’interview que j’ai donné puisse être mal-interprétée, bien au contraire, s’il y a un parti marocain qui a mené un vrai combat idéologique avec le PJD c’est bien l’USFP, et nous continuons à le faire. Si le paysage politique marocain était suffisamment clair il aurait naturellement créé une bipolarité entre une droite que représenterait le PJD et une gauche qui se matérialise dans l’USFP (de par son histoire et son encrage dans la population) ainsi que tous les partis démocrates de gauche. Pour ces raisons, mon interview ne peut être interprétée que dans le contexte auquel elle répond. 

Q : Pourquoi n’aviez-vous pas exprimé ces critiques à l’encontre de Fouad Aali El Himma quant il était au gouvernement, sachant que d’autres acteurs n’hésitaient pas à le faire. Pourquoi avoir attendu les résultats des élections législatives ? 
DL : Nous analysons et traitons les situations dans leur contexte. D’ailleurs même quand Fouad Aali El Himma était aux côtés de camarades usfpistes ministres au gouvernement nous étions le seul parti qui s’est opposé au ministère de l’intérieur sur des questions de droits de l’homme et des libertés publiques, ainsi que pour ce qui est de l’application des recommandations de l’IER. Nous nous sommes également opposés aux incohérences et manquements que comportait la loi sur les partis. Enfin, nous étions les seuls à alerter l’opinion publique sur les risques du 7 Septembre. Makheureusement,  Mr El Himma avait réussi à l’époque à s’entourer de personnalités de gauche et de droite pour contrer la proposition de l’USFP quant au seuil d’éligibilité. 
Aujourd’hui on voit bien que la suppression de ce seuil avait principalement pour but de briserla gauche marocaine. 
Tout cela pour dire, que nous arrivions à nous mettre d’accord avec Mr El Himma sur certaines actions qui vont dans l’intérêt de notre pays et que nous n’hésitions pas à s’opposer à lui quand cela est nécessaire. 

Q : pourtant certains disent que votre position est motivée par les résultats que votre parti a obtenus aux dernières élections. Auriez-vous attaqué cette initiative si vous aviez personnellement gagné le scrutin ? 
DL : Vous construisez votre question sur des « si », en politique on juge les actes et non les hypothèses. 

Q : la légitimité de ma question vient du constat suivant : puisque tous les partis sont du côté de la monarchie, avoir un parti de plus ou de moins ne devrait rien changer. Et pourquoi dit-on que « le roi n’a pas besoin des partis » ? 
DL : j’estime que la constitution du pays est suffisamment claire sur cet aspect. Elle positionne le Roi au-dessus des partis. Et d’ailleurs ce débat n’est pas d’actualité dans notre pays. 

Q : Certains compare ce mouvement au FDIC, pensez-vous qu’il y ait autant de ressemblance entre le Maroc actuel et celui des années 1960 ? Ne serait-ce pas cette idée que El Himma a qualifiée de « Vision passéiste » ? 
DL : L’abstention du 07 septembre remet en question l’avenir du processus démocratique. Je pense que la question des réformes constitutionnelles et politiques s’impose aujourd’hui à tous les acteurs de l’Etat. Il est grand temps que le débat sur ce tte question puisse avancer. 
À voir les interprétations qui ont été faites de l’abstention lors des dernières législatives, nous constatons malheureusement deux visions différentes : (1) une vision progressiste qui considère que les réformes constitutionnelles d’une part et la résolution de la question institutionnelle de l’autre, sont le moyen de redonner du crédit au processus démocratique aux yeux des citoyens.Tout report de ces réformes serait absurde. Et (2) une vision autre qui considère à tort que nous avons un problème de partis politiques et que le pays n’a pas besoin de s’attarder sur les questions de démocratie, qu’il suffit de continuer sur les chantiers économiques et sociaux déjà entamés. Ceux qui défendent cette dernière vision vont jusqu’à croire que le peuple marocain a déjà toutes les libertés et tous les droits [et que ce n'est pas la peine de lui en donner plus]. Ils pensent que nous avons besoin aujourd’hui d’un parti fort capable d’affronter le courant intégriste obscurantiste. Je me pose donc des questions quant au but derrière la création de ce Mouvement. Est-ce qu’il sera effectivement en confrontation avec le mouvement intégriste ou plutôt contre les partis démocrates progressistes, lesquels ont milité longtemps pour mettre le pays sur les rails de la démocratisation ? Est-il nécessaire, pour vaincre les intégristes, de sacrifier au passage les voix réellement progressistes et les partis vraiment démocrates ?
Je pense que cela risque d’enlever l’élément qui nous distinguait le plus de nos voisins arabes et africains, c’est-à-dire l’absence du parti unique de notre histoire politique. 
Je crains qu’on ne soit entrain d’entrér dans une phase de ralentissement voire de blocage du processus démocratique. Pour autant je ne remets pas en cause notre engagement dans le travail gouvernemental de 1998 à 2007, mais je me pose beaucoup de questions sur l’avenir de notre pays.
par Driss LACHGAR publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 20 janvier 2008
Al Machail : Pour quelles raisons n’êtes-vous pas resté jusqu’à la fin des travaux du 9ième congrès, sachant que vous étiez présent le vendredi après-midi ? 
DL : Concernant l’aspect procédural des membres présents ou absents lors de ce 9ième Conseil National (CN), je vous informe simplement que le vendredi 11 janvier, je me suis réveillé avec un vilain rhume qui explique mon arrivée tardive ce jour-là. Sinon j’ai été présent pendant les deux jours du CN. j’ai même participé à toutes les réunions du bureau politique parallèles au CN et ce de jour ou de nuit. De ce fait je vous confirme que j’ai participé pleinement aux travaux du 9ième CN. 

Al Machail : Vous avez déclaré dans le rapport du Bureau Politique (BP) : « Nous avons été informé des grandes lignes de la structure du gouvernement proposé par le Premier Ministre désigné sans que cela ne fasse l’objet de discussions ni d’approbation au sein du BP ». de son côté Mohamed Yazghi dans son intervention a démontré le contraire, qui devons-nous croire ? le BP ou les dires de l’ex premier secrétaire ? 
DL : Le point de discorde concerne la définition que nous donnons aux choses. En effet, lors de la première réunion, à la demande du premier secrétaire, et suite à la rencontre de ce dernier avec le Premier Ministre, nous avons abordé la problématique de la structure du gouvernement et il nous a été dit que Abbas Elfassi a présenté à notre camarade El Yazghi une structure toute faite et non négociable car validée en haut lieux. Personnellement, je ne mets en doute la parole de personne, je pense qu’il y a eu un problème d’interprétation de part et d’autre. 

Al Machail : En fait, si je vous pose la question c’est parce que le premier secrétaire démissionnaire a déclaré que Fathallah Oualalou et Abdelwahed Radi ont pris part aux négociations pour la formation du gouvernement et que par conséquent il ne peut pas être tenu pour seul responsable. 
DL : Ce sont les dires des uns et des autres et comme je ne suis pas partie prenante et que personne n’a prétendu une chose pareil alors je ne me sens pas concerné par ce débat. 

Al Machail : Nous avons noté que la plupart des interventions demandaient la démission du BP, cela signifie-t-il que vous êtes dans une impasse ? 
DL : C’est tout le contraire, les usfpistes ont fait preuve d’un grand sens des responsabilités, alors que vous autres journalistes, vous vous êtes attardés sur des cas isolés (2 ou 3 sur environ 180 interventions) et avez ignoré la voix de la majorité. Et pour clarifier les choses ,laissez moi vous dire que si la solution était la démission du BP, je serais le premier à œuvrer dans ce sens. Seulement voilà ,la majorité des membres du CN est consciente que démettre le BP ne fera que nous embourber dans la crise. Désolé que cela vous déplaise mais nous avons tenu un CN ordinaire ce qui prouve que l’USFP est sorti de sa crise.
 
Al Machail : Est ce que la sortie de l’USFP du gouvernement Abbas Elfassi est toujours dans l’agenda du CN ? 
DL : rester ou sortir du gouvernement n’est pas une décision aisée comme vous vous l’imaginez. 

Al Machail : Permettez-moi de vous interrompre mais certaines voix au sein du CN réclament le retour à l’opposition. 
DL : Il n’a jamais été question d’étudier notre participation au gouvernement ou un éventuel retrait. Ceci est sûrement dans les « agendas » individuels de certains membres du CN. Si ces derniers sont capables de convaincre la majorité de nos camarades alors, nous exécuterons sans sourciller les décisions du CN. 

Al Machail : Comment voyez-vous les préparatifs du 8ième congrès national du parti ? 
DL : c’est le CN qui se réunit le 26 janvier qui tranchera cette question. Pour le moment nous avons décidé que nous voulons une approche différente car nous voulons un Congrès de qualité qui puisse permettre au usfpistes de clarifier leurs choix politiques, économiques et sociaux pour le pays. Il faut arrêter de voir en nos congrès des étapes organisationnelles pure et dures 

Al Machail : Vu toutes ces ambitions quels sont, selon vous les moyens de réussir le prochain congrès ? 
DL : Le moyen de réussir notre prochain congrès est dans la transparence, la démocratie et la participation de tous. Permettez-moi de vous dire, honnêtement, que ce qui est significatif pour les Marocains n’est pas la tenue de notre congrès en soi mais plutôt de quels projets les usfpistes seront-ils porteurs. En effet, pour moi le prochain congrès doit : 1. D’abord, produire des idées nouvelles pour répondre au contexte politique de plus en plus complexe de notre pays 2. Ensuite, sur le plan organisationnel, imaginer des mécanismes qui facilitent le contact avec les citoyens quelque soit leur background. 3. Enfin, choisir les personnes capables de défendre ces choix et d’en convaincre les citoyens et les différents acteurs politiques. En résumé, ce congrès se doit de produire des idées, des mécanismes organisationnels et de choisir le bon leadership. 

Al Machail : Le BP a refusé que le bureau national de la jeunesse participe au CN, alors que les membres du CN ont accepté à l’unanimité leur intégration au CN. Est ce que le BP ne respecte pas les décisions du CN ? 
DL : Le BP est une instance responsable. Et lors du 7ième congrès (2005) plusieurs camarades ayant des CV politiques impressionnants n’ont pas été élus à une ou deux voix près. Nous sommes responsables vis a vis de ces camarades ; de ce fait nous sommes très procéduriers pour ce qui est de l’intégration de nouveaux membres (non élus au 7ième congrès) au CN. Les camarades du BN de la jeunesse n’ont jamais été membres du CN alors pourquoi ont-ils tenu à y participer cette fois-ci ? Donc nous ne pouvions que refuser leur requête et en même temps s’exécuter quand le CN prend une décision puisque c’est la plus haute instance décisionnelle du parti après le congrès national. Nous avons respecté les procédures du parti, seul le CN est aujourd’hui comptable de cette décision. 

Al Machail : Dans leurs interventions, certains membres du CN ont insinué que vous êtes un des principaux responsables de la situation du parti, que répondez-vous ? 
DL : La liberté d’expression dont nous jouissons au sein de l’USFP fait qu’il y a des voix qui pensent cela et d’autres qui pensent le contraire. L’important reste ce sur quoi nous sommes tous unanimes.
par Driss LACHGAR publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Vendredi 18 janvier 2008
JH: Quelle évaluation faites-vous du départ de Mohamed El-Yazghi ? 
DL: La façon avec laquelle Si Mohammed a décidé de renoncer à sa position de responsable USFP représente surement une valeur ajoutée qualitative pour le champ partisan marocain. C’est une approche moderne pour solutionner les crises que vie actuellement notre parti et pour gérer les différences de points de vue sans en arriver à la rupture. Je tiens à rappeler que Si Mohammed El-Yazghi a été dans la direction du parti depuis les années soixante avec feu Bouabid et Benjelloun, il est resté plus de 33 ans membre du Bureau politique de l’USFP…
 
JH: Ce que vous dites est donc une des raisons qui ont poussé le BP à le démettre… 
DL: Je le répète : je n’ai pas parlé de démission forcée. Je mets l’accent sur le choix fait par l’unanimité des membres du bureau politique de travailler dans le cadre d’une direction collégiale dont la conséquence était la démission des camarades El-Yazghi et Radi des postes de premier secrétaire et de son adjoint. Je pense que le problème dépasse toutes les considérations personnelles. Nous sommes face à une réalité qui nécessite une évaluation urgente de la situation politique actuelle. Le camarade El-Yazghi pensait qu’il s’agissait d’une simple crise de parti, que l’Etat y était neutre et que notre participation au gouvernement était une participation confortable et juste, dans de véritables ministères ayant des rapports directs avec les problèmes concrets des citoyens… 

JH: Et vous, qu’en pensez-vous ? 
DL: J’adhère au contenu du communiqué du Bureau politique du parti, du 21 octobre 2007, qui a souligné que l’Etat n’était surtout pas neutre lors des dernières élections de septembre 2007 et dans la constitution du gouvernement qui en a découlé; que l’USFP était particulièrement visée par l’Etat et que les pratiques du passé sont en train de réapparaître… 

JH: Avez-vous des exemples concrets sur ce que vous avancez ? 
DL: En effet, je vous renvoie au même communiqué de l’USFP, qui a attiré l’attention sur ce nouveau venu au parlement, Fouad Ali El Himma, et sa liste des R’hamnas, la seule à avoir obtenu 100 % des sièges. Cette liste a pu rapidement encadrer, au sein du parlement, un groupe qui représente aujourd’hui la sixième force politique dans l’hémicycle ; mieux que le PPS et le FFD réunis… 

JH: Quelles sont les significations politiques du « projet Fouad Ali El Himma » ? 
DL: C’est un indicateur dangereux, le résultat d’un long processus visant à décrédibiliser les partis. Rappelez-vous, toutes ces campagnes visant à dénigrer les partis en les qualifiant d’inutiles, incompétents, etc… Rappelez-vous également, les attaques dont a été victime l’USFP dans certains media et le soutien matériel dont ont bénéficié certains des membres de notre parti qui ont quitté le parti et ont participé ainsi à la balkanisation de la gauche marocaine. Même les contraintes légales, dont le mode de scrutin, ont été un moyen de balkanisation de plus qui a dispersé les voix de la gauche. 

JH: Pensez-vous qu’il ira jusqu’au bout de ses objectifs ? 
DL: Je pense que l’USFP, en dénonçant ce projet, a pu freiner, un tant soit peu, son ampleur… 

JH: C’est un vœu ou un constat ? 
DL: En s’élevant contre ce projet, l’USFP a été le seul parti à alerter de ses dangers… 

JH: Mustapha Ramid (membre dirigeant du Parti justice et développement), dans une déclaration au Journal, a indirectement condamné ce fait… 
DL: L’important ce sont les positions officielles des appareils partisans et non celles d’un acteur politique ou un autre. Aucun parti, y compris le PJD, n’a attiré l’attention sur ce projet. C’est dommage, car ce que M. El Himma est en train de faire porte atteinte à la pérennité du processus démocratique que nous avons voulu pacifique et qui représente un exemple à suivre pour tout les pays du sud de la Méditerranée… 

JH: Vous voulez dire que le projet El Himma est une menace pour la démocratie au Maroc ? 
DL: Si quelqu’un veut véritablement servir la démocratie et le champ partisan au Maroc ce n’est surement pas par ce genre de manœuvres. Il est difficile pour un parti de s’enraciner dans une société. L’expérience du FDIC (ndlr : Front pour la défense des institutions constitutionnelles, constitué par A-R Guedira et une poignée de notables en 1963 pour affaiblir l’UNFP et l’Istiqlal, et disparu en 1965 après la proclamation de l’état d’exception) est une leçon de l’histoire qu’il faut méditer. 

JH: Ce n’est pas uniquement Ali Al Himma qui compte construire son parti par des notables, c’est le cas de votre parti, l’USFP, qui repose également sur les notables lors des échéances électorales… 
DL: Un parti n’est pas fait par ses seuls parlementaires ou conseillers. Un parti est d’abord une structure de production des idées, grâce à ses intellectuels, ses cadres et ses militants, ses mécanismes organisationnels, régionaux et nationaux, avec pour objectif fondamental l’encadrement des citoyens en vue de favoriser leur participation et leur implication dans la gestion des affaires locales et nationales. 
Fouad Ali El Himma peut avoir des cadres et des militants… Un parti politique se constitue en réponse à des besoins sociopolitiques dictés par son environnement, il ne peut émaner de la volonté individuelle d’une quelconque personne. 

JH: Même si cette personne est, dit-on, très proche du chef de l’Etat ? 
DL: C’est également pour cela qu’il doit renoncer à la constitution d’un parti. Le monarque est au-dessus de tous (partis, syndicats, associations…), c’est le roi de tous les marocains. 

JH: Allez-vous participer aux prochaines élections municipales, prévues pour 2009 ? 
DL: Avant de parler des élections, il faut procéder à une réforme réelle du mode de scrutin, de manière à ce que l’on n’aboutisse pas, comme c’est le cas aujourd’hui, à la balkanisation des grandes villes. Dans toute la stratégie de l’Etat visant à affaiblir le PJD, l’USFP a payé le plus lourd tribut. Il faut que cela s’arrête. Le mode de scrutin actuel a engendré une balkanisation à l’intérieur des grandes villes. Nous voulons aller vers une véritable unité de la ville, une gestion rationalisée des ressources des communes pour un meilleur service du citoyen et un réel encrage du développement humain. 

JH: Et les réformes constitutionnelles ? 
DL: C’est l’autre partie des réformes politiques que nous demandons. Je crois que je peux résumer cela ainsi : il est temps de procéder à des réformes constitutionnelles véritables. 

JH: C’est-à-dire ? 
DL: Renforcer l’institution du Premier ministre ; élargir les prérogatives du parlement ; renforcer les partis grâce à un mode de scrutin limitant la balkanisation… 

JH: Concernant les pouvoirs du Premier ministre, qu’est-ce que vous proposez concrètement ? 
DL: Le Premier ministre doit avoir un pouvoir de proposition total concernant la nomination des ministres. A cela, doit s’ajouter le droit de proposer dans toutes les nominations civiles. 

JH: Et sécuritaires ? 
DL: Cela pourrait faire partie des pouvoirs du parlement en matière de contrôle. On peut ainsi imaginer de hauts responsables sécuritaires se présenter devant les députés et répondre à des questions précises sur telle ou telle affaire. De plus il faut appliquer les recommandations de l’IER en la matière.
par Driss LACHGAR publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 8 janvier 2008
Driss Lachguar sera l'invité d' Al Jazeera Moubachir aujourd'hui mardi 08 janvier à 18H GMT.
par Driss LACHGAR
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 2 janvier 2008
Al Ittihad Al Ichtiraki du 1er janvier 2008 :

التأمت فعاليات المجلس الجهوي تحت رئاسة المكتب السياسي في شخص الأخ ادريس لشكر والكاتب الجهوي الأخ سعيد شبعتو، وكافة الكتابات الإقليمية بجهة مكناس تافيلالت بعد زوال يوم 29/12/2007 بقاعة الاجتماعات التابعة لمجلس جهة مكناس تافيلالت، وهو الاجتماع الذي انعقد في إطار سلسلة المشاورات وحلقات التواصل التي يعقدها المكتب السياسي للحزب مع كافة الكتابات الجهوية في أفق نقل هذا النقاش لمستوى التنظيمات الإقليمية والمحلية، لتنويرها ووضعها في الصورة بخصوص وضعية الحزب ما بعد استحقاقات 07 شتنبر 2007، وكذا تسليط الأضواء على ظروف وملابسات استقالة الأخ الكاتب الأول للحزب ونائبه، وقد كان اللقاء مناسبة مواتية لوقوف المجلس الجهوي على المجهودات التي بذلتها الكتابة الجهوية منذ تأسيسها في أفق منح التنظيم إشعاعا أقوى، وتطوير الممارسة السياسية بالجهة من خلال توسيع قاعدة التنظيمات بالجهة، وضمان تغلغل أعمق بمجالاتها القروية النائية والصعبة التضاريس، إذ أكد الأخ سعيد شبعتو في هذا الإطار أن كل جهود الكتابة الجهوية تتناغم مع التوجهات التنظيمية التي أقرها المؤتمر الوطني السابع للاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية، والتي تنص على إرساء البعد الجهوي واعتباره قاعدة لتطوير الممارسة الحزبية وأسلوبا ناجعا لتحديث العمل السياسي، وتأهيل المسؤولين الحزبيين وكافة المناضلات والمناضلين ليكونوا في مستوى الرهانات والتحديات التي يفرضها المشهد السياسي والاجتماعي في بلادنا وفي جهة مكناس ـ تافيلالت بوجه خاص، واقفا عند أهم المحطات التي ميزت الحركية التنظيمية من خلال مختلف محطات التواصل والهيكلة لمختلف التنظيمات الإقليمية التي أشرف عليها المكتب الجهوي عبر كل الأقاليم من الرشيدية نحو ميدلت، خنيفرة، يفرن، الحاجب ثم مكناس، حيث قال بهذا الصدد : >إن شساعة التراب الجهوي الذي نشتغل فيه وصعوبة التنقل والتواصل التي يفرضها واقع الجهة التي ننتمي إليها ، لم تمنعنا من هيكلة تنظيمنا الحزبي الجهوي بما يراعي التكافؤ بين سائر الأقاليم والفعاليات الحزبية من حيث المواقع والمسؤوليات، ولم تحل دون إرساء برنامج سياسي جهوي< ليختم عرضه بالوقوف عند محطة 07 شتنبر2007 التي خصها بفقرة لا تقل أهمية وإشارة من خلال قوله >وانسجاما مع خطنا السياسي المسؤول، فإن نتائج انتخابات السابع من شتنبر 2007 والملابسات السياسية المترتبة عنها، وخاصة ما يتعلق منها بإشكالية المشاركة في الحكومة، قد دعتنا في الكتابة الجهوية إلى خوض نقاش مسؤول أعلنا من خلاله عن موقفنا قبل انعقاد دورة المجلس الوطني للحزب يوم 27 شتنبر 2007• فإذا كنا في هذا الصدد أشد حرصا على مكانة الاتحاد الاشتراكي في الاضطلاع بمسؤولية تدبير الشأن العام، فإن واقع النتائج التي حصلنا عليها قد قاد إلى طرح أولوية سياسية مرحلية، تتوخى التعامل بجدية مع هذه الحصيلة مع ما يستلزمه ذلك من تغيير لمنطق وواقع التحالفات، وإعطاء أهمية ووزن لمكانتنا في صف اليسار والانحياز إلى صف المعارضة، ما لم يتم تقدير تضحيات حزبنا ومراعاة موقعه النوعي في المشهد السياسي الوطني•
 إثر ذلك أعطيت الكلمة للأخ ادريس لشكر، عضو المكتب السياسي، الذي حيى حضور الكتابات الإقليمية والمكتب الجهوي بالجهة، معتبرا أن اجتماع اليوم جاء على خلفية اجتماع المكتب السياسي الذي قرر عقد اجتماعات المجالس الجهوية في أفق عقد المجلس الوطني المقبل يوم 11/01/2008، معتبرا أننا نعيش جميعا قلقا حقيقيا حول ما يعرفه الحزب على المستوى التنظيمي، وما يعرفه الوضع العام على المستوى الحكومي، خصوصا وأن النكوص الحالي يعتبر في تقديرنا فشلا للتجربة الديموقراطية ككل• وقد أكد الأخ لشكر بأن اجتماع المجلس الجهوي يهدف إلى إخبار الاتحاديين والاتحاديات عن طريق التنظيمات الحزبية الجهوية والإقليمية والمحلية بكل المستجدات والتطورات الحاصلة بالحزب، خصوصا بعد استقالة الأخ اليازغي محمد وما تلاها من إجراءات تنظيمية لتدبير المرحلة، والوقوف على مستجدات الساحة الوطنية، مذكرا بالقرارات التي صدرت عن المجلس الوطني ل 27/28 شتنبر 2007 والتي تتلخص في : ـ تقييم نتائج انتخابات 07/09/2007• ـ تقرير المشاركة في الحكومة انطلاقا من عدم الارتكاز على النتائج المحققة وفي إطار التحالفات القائمة• غير أنه من الملاحظ أن تشكيل الحكومة حاد عن المسار الديموقراطي ، وغيب سلطة الاقتراح للوزير الأول حسب النص الدستوري، معتبرا أن هذا التراجع لم يأت بمحض الصدفة، بل له مقدمات وإشارات سبقت الإعلان النهائي للحكومة الحالية، مما أدى إلى طرح العديد من التساؤلات حول دور الدولة في ما حدث، معتبرا أن الأزمة أزمة دولة وأزمة انتقال ديموقراطي أولا وأخيرا، مما يطرح بحدة المسافة الواجب تركها واتخاذها بين الحزب والحكومة، باعتبار الثمن الذي أديناه في استحقاقات شتنبر 2007، والذي تحملنا فيه كقوة سياسية، مسؤولية تدبير المرحلة من حكومة التناوب إلى حكومة جطو، معتبرا أن النموذج الإيجابي الذي قدمه الفريق الاتحادي والمبني على أساس المشاركة النقدية والذي أعطى دفعا للفعل السياسي الملتزم بالمبادئ والثوابت• وقد أكد الأخ ادريس لشكر على تحديد الحزب لأولويات العمل مع الدولة، وترك المسافة اللازمة تنظيميا باعتبار الخلط الذي تعرفه مستويات السلطة ببلادنا، فالمطالبة بالإصلاحات الدستورية أصبح فارضا نفسه في ظل الظروف الحالية لتحديد مجال كل سلطة وعملها، معتبرا أن خيارنا هو الخيار الديموقراطي والعمل داخل الحقل الاجتماعي، باعتبار أن الحزب ليس بالرقم الهين والسهل داخل المشهد السياسي بحكم تجذره وبحكم تاريخه وبحكم تضحياته، مؤكدا على أن المسؤولية جماعية داخل المكتب السياسي، وأننا ضبطنا العديد من المؤشرات الدافعة لتفتيت الحزب ودعم الانشقاقات داخله، علما بأن تدبير المفاوضات حول تشكيل الحكومة زاد من إضعاف موقعنا التفاوضي، فالمطروح علينا اليوم يضيف الأخ لشكر هو أكبر ما نعيشه من صراعات لأن البلاد في مفترق الطرق، مما يحتم علينا لعب دورنا التاريخي كاملا، وذلك بإنجاح المسلسل الديموقراطي المرتبط أولا وأخيرا بمصير الوطن ومستقبله، مذكرا بأن محطة المجلس الوطني ليوم 11/01/2008 ستكون محطة مصيرية وتاريخية بالنسبة لحزبنا، وبدوره في الدفع بالمسار الديموقراطي نحو تحقيق أهدافه من خلال علاقات واضحة بين الحزب والدولة• وقد أعقب عرض المكتب السياسي، العديد من المداخلات والطروحات التي تميزت بصدق التحليل وبالنقد البناء، الدافع إلى إعادة بناء الخط السياسي للحزب مع طرح القضايا الكبرى على مستوى وضعية الحزب، والتحالفات والمشاكل التنظيمية وتشكيل الحكومة ومواقف الفريق البرلماني المتميزة، إلى محطة تقديم وثيقة تقييم الانتخابات ونتائجها والمشاركة الحكومية.
par Driss LACHGAR publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 1 janvier 2008
Dans la cadre de la préparation du conseil national de l'USFP prévu pour le 11 janvier 2008, le bureau politique du parti anime les conseils des différentes régions du pays. A ce titre Driss Lachgar a été dépêché aux villes de Fès et Meknes. Voici une revue de la couverture assurée par la presse nationale : 

Almassae (01/01/2008 n° 399) : « USFP : les secrétariats des régions « se révoltent » contre le bureau politique » 
"Selon Driss Lachguar, les événements qui se sont produits à Fès, dimanche 30 décembre, et qui ont empêché la tenue du conseil régional USFP, n’auront pas d’incidence sur la tenue du Conseil National du parti prévu le 11 janvier. 
Driss Lachguar a refusé de commenter ces mêmes événements estimant que la presse doit se tourner vers l’instance concernée par la réunion à savoir le Secrétariat USFP de la région Fès Saiss, laquelle devrait publier un communiqué à ce sujet. 
A noter que Driss Lachguar a été empêché d’accéder au siège du parti de la Rue Ahmed Amine à Fès, par une bande de jeunes armés de couteaux, ce qui a contraint Mr Lachguar a rebroussé chemin. De son côté le Secrétariat de la Région de Fès a décidé la création d’une commission d’enquête pour investiguer sur l’origine de cet événement. Un communiqué a d’ailleurs été transmis au Bureau Politique à ce sujet selon Mr Assou Mansour Vice secrétaire de la région.
 "

Assabah (01/01/2008 n° 2403) : « enquête sur la tentative d’agression de Driss Lachguar à Fès » 
"Le Secrétariat USFP de la Région de Fès a ouvert une enquête au sujet de l’occupation de l’entrée de son siège par des groupes de jeunes armés de couteaux et qui a empêché la tenue du conseil de ladite région, lequel conseil devait être animé par Driss Lachguar envoyé du BP. Il paraît que ces agissements ont été orchestrés par des proches d’un responsable régional et député du parti de la rose. "

Assahrae Almaghribia (01/01/2008 n° 6853) : « Des personnes étrangères à l’USFP et armées de couteaux affrontent Lachguar » 
"Plusieurs jeunes armés ont scandé des slogans contre Driss Lachguar, alors que ce dernier se rendait au siège du parti à Fès pour animer une réunion du conseil de la région. Le membre du BP a dû rebrousser chemin, préférant éviter de provoquer des incidents inutiles. Il s’agit de plusieurs bandes de jeunes dont certains étaient armés et qui vraisemblablement ne font pas partie de l’USFP, ils n’ont même pas reconnu Lachguar quand il est descendu de sa voiture et l’ont laissé passer jusqu’à ce que l’un d’eux s’en rende compte, à se moment là ils ont commencé à scander des slogans et à insulter Lachguar, ce qui donne l’impression que ces jeunes ont été préparé pour faire cet action. 
D’autres sources ont affirmées qu’un groupe de jeunes usfpistes dirigé par le fils du Secrétaire régional de Fès ont scandé des slogans pro Mohammed Yazghi et contre le BP. 
Ces événements ont provoqué l’annulation de la réunion du Conseil Régional de Fès qui a été organisé dans le cadre des réunions des conseils régionaux du parti en préparation du conseil national du 11 janvier. 
A noter que Driss Lachguar avait animé le samedi le conseil de la région de Meknes, lequel a été jugé réussi par des militants USFP.
"
par Driss LACHGAR publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 22 décembre 2007

Driss Lachgar a été le jeudi 13 décembre invité de l’émission Tayarate sur 2M.

 

Au lendemain de la démission de M.El Yazghi du poste de premier secrétaire de l’USFP, le but de l’émission a été d’une part, de connaître la lecture de Driss Lachgar de cet événement politique, et d’autre part d’expliquer la « défaite cinglante » de l’USFP aux élections de septembre 2007, selon les termes de la présentation de l’émission sur le site internet de 2M.

 

Nous renvoyons nos lecteurs à l’interview donnée au journal du PJD pour les explications du score décevant de l’USFP, mais nous insistons sur quelques points mentionnés par Driss Lachgar lors de l’interview :

-         parler de « défaite cinglante » pour le cas de l’USFP qui a obtenu deux ou trois sièges de moins que l’Union Constitutionnelle, serait une lecture erronée des résultats.

-         S’il y a eu défaite aux élections de septembre 2007, c’est celle de toutes les institutions de ce pays qui n’ont pas su amener les citoyens marocains à aller voter. 67% d’abstention sans parler des votes blancs, posent clairement la question de la réforme constitutionnelle. L’abstention record a été un vote collectif pour la réforme de nos institutions.

-         Oui, le Maroc enregistre des avancées, notamment économiques. Mais il n’y a pas de développement possible, sans le développement humain et politique. De la « transition démocratique », il faut passer enfin à la Démocratie.

-         L’USFP s’était investi dans la transition démocratique, dans l’élaboration des lois, notamment la Loi des Partis, avec le ministère de l’intérieur. La plus grande erreur de l’USFP lors des élections 2007, a été sa « confiance aveugle » dans l’Etat, et dans le rôle qu’il aurait dû jouer. Plusieurs acteurs de l’Etat Marocain ont rompu ce Contrat de confiance. Et le départ de M.El Yazghi n’est pas dû à une problématique de personnes, mais de visions de ce que devraient être nos rapports avec l’Etat.

-         D’ailleurs plus que de personnes, la reconstruction de l’USFP a besoin de réflexion et de travail.

Enfin, voici un résumé en arabe de l'interview, parru sur Al Ittihad Al Ichtiraki

http://www.alittihad.press.ma

قال ادريس لشكر، عضو المكتب السياسي لحزب الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية، أن أشغال مؤتمر الحزب المقبل ستنصب بالأساس على إعادة بناء الاتحاد الاشتراكي• وأضاف لشكر، الذي استضافه برنامج تيارات، الذي بثته القناة الثانية، الخميس الماضي، أن المؤتمر لن يكون للتداول حول المسؤوليات، بقدر ما سيكون من أجل حزب جديد يستوعب كل الحداثيين، ليس بالمفهوم الاقتصادي، بل بالمعنى الأشمل للكلمة، مؤكدا أن اشتراكية الحزب اليوم هي محاربة الجوع والاستجابة لحاجيات وانتظارات المواطنين•• وأوضح عضو المكتب السياسي، أن رسالة الأخ محمد اليازغي، التي أعلن فيها مغادرته لموقعه ككاتب أول للحزب، وتجميد عضويته في المكتب السياسي لم تكن تتضمن أية إشارة غامضة، وأنه تم تحميلها أكثر مما تحتمل• وأضاف لشكر، أن محمد اليازغي سيظل قائدا كبيرا، مشيرا إلى أن لا أحد يمكنه أن ينكر تجربته النضالية التي دامت أزيد من نصف قرن، وما أسهم به في الحركة الاتحادية، موضحا أن الأخ اليازغي، سيتم تكريمه خلال اجتماع المجلس الوطني للحزب الذي سينعقد في 11 من يناير المقبل، وأن مساهمته في أشغاله ستكون ذات قيمة مضافة• وأكد لشكر أنه إذا كان لابد من قراءة إيجابية لرسالة الأخ محمد اليازغي، فلن تنزاح عما أكده بنفسه من كونه أقدم على خطوته تلك حرصا على تقوية وحدة الحزب• وفي خضم حديثه عما يتم تداوله حول أزمة حزب الاتحاد الاشتراكي، أوضح لشكر، أن الأمر لا يتعلق فقط باختلافات داخل الاتحاد الاشتراكي، بقدر ما يتجاوزها إلى أزمة بلد• وأضاف أن الحديث اليوم عن أزمة داخل الاتحاد الاشتراكي يؤكد أنه حزب حي، وأن ما نعيشه من نقاشات يؤكد على حيويته، واعتبر ما يعيشه الحزب اليوم هو بمثابة إضافة نوعية للحقل السياسي بالمغرب، وليس زلزالا أو ضربا للديمقراطية الداخلية• وأعلن أن رهانات المرحلة المقبلة، لن تكمن فقط في العمل على تجميع الحركة الاتحادية فقط، بل كل قوى اليسار، مؤكدا أن النقاش الذي ينخرط فيه الجميع اليوم لا محالة سيفضي إلى محطات أساسية ومهمة مستقبلا، وسيمكن الاتحاديين من اتخاذ القرارات الملائمة بناء على تقييمهم للمعطيات الحالية والاختلالات التي يعيشها الحزب، الذي بالرغم من كل هذا، يعتبر معادلة أساسية في الحقل السياسي المغربي• وشدد لشكر على أن حزب الاتحاد الاشتراكي كانت له قرارات أساسية اتخذها في محطات عديدة منذ الستينات، سواء تعلق الأمر بإدارة الأزمة الحالية عقب الانتخابات التشريعية لسنة 2007، التي تم تدبيرها بشكل حضارى وباعتماد نقاش مسؤول وبمبادرة من الأخوين محمد اليازغي وعبد الواحد الراضي، أو بأزمة الحزب بعد الانتخابات المحلية لسنة 2003، حيث تم الاختلاف حول المنهجية الديمقراطية، مشيرا في السياق ذاته إلى أن الحزب كانت له أيضا اختيارات مهمة، فقد اختار استراتيجية النضال الديمقراطي سنة 1975، وتجربة التناوب سنة 1998، وعبر عن اختلافه حول المنهجية الديمقراطية سنة 2003• وأشار عضو المكتب السياسي إلى أن مسألة العزوف عن المشاركة في الانتخابات، تطرح اليوم بحدة قضية الاصلاحات الدستورية والسياسية ومراجعة السلط، باعتبارها مدخلا لتجاوز الفشل الذي يتهدد الانتقال الديمقراطي، كما تساءل بشكل عام عن وضعية الحقل السياسي المغربي حاليا، وإمكانية تجاوز الضعف الذي يمكن أن يتهدده• وأضاف أن الاتحاد الاشتراكي لم يستطع في تاريخه أن يتهيأ لوجيستيكيا وتقنيا كما تهيأ لاستحقاقات 2007، بما في ذلك عقد المؤتمرات الجهوية، وإطلاق مبادرة الانفتاح، وتنظيم مهرجان الوردة، و كذا مناقشة الحصيلة، وإعداد برنامج الحزب الانتخابي بالانفتاح على كل فعاليات المجتمع• وأشار لشكر إلى أن من بين العوامل المؤثرة في النتائج المحصل عليها انتشار مفاهيم النفعية والمادية، وعدم استيعاب هذه التحولات، وأكد أن الاتحاد الاشتراكي، حضر أدبيا وماليا بشكل جيد للانتخابات الأخيرة، أما بالنسبة للترشيحات فقال لشكر، أنه تم الحسم في أغلبيتها دون نزاع، موضحا أنه حدث وأن كان تقاطب حاد حول بعض الدوائر بين التنظيمات المحلية•• واعتبر لشكر في السياق ذاته، أن توظيف المال والجاه في الاستحقاقات الانتخابية الأخيرة كان له التأثير السيء، ليس على الاتحاد الاشتراكي فحسب، بل على الحقل السياسي ككل، موضحا أن كل تقييم يحصر الأزمة فقط في انتخابات 2007، سيكون تقييما خاطئا، وأن الاتحاد الاشتراكي خدع من قبل جزء من الدولة، و أشار بالموازاة، إلى أن انخراط الاتحاد الاشتراكي في تدبير الشأن الحكومي، كان تعاقدا صريحا وواضحا مما يطرح الآن أزمة ثقة• وأوضح لشكر أن الاتحاد الاشتراكي شارك بحسن نية في إعداد قانون الاحزاب، والانتخابات، مستطردا أن ما يلاحظ الآن على مستوى التقطيع الانتخابي، ونمط الاقتراع يؤكد بالفعل بلقنة المشهد السياسي المغربي• ونبه لشكر أيضا إلى ظاهرة الترحال داخل قبة البرلمان، حيث اعتبرها نية من أجل إفشال قانون الأحزاب الذي تمت صياغته بإجماع كل الفرقاء السياسيين، وكذا تهديدا للتقدم الذي سجله المغرب منذ مارس 1998، مضيفا أن كل تقييم الآن لقانون الأحزاب سيؤكد لامحالة فشله، وأن تطبيقه بالشكل الحالي، جعل منه قانونا لتنميط الأحزاب، وقدم مثالا على أن كل ما تم التحضير له في هذ السياق، تم خرقه بعد تشكيل فريق برلماني من الرحل•
par Driss LACHGAR publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Jeudi 13 décembre 2007
(avec un autre invité surprise)
par Driss LACHGAR publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Jeudi 13 décembre 2007

« le pousse-au-crime 

 

Nous y sommes arrivés. Au débat sur les libertés individuelles, décloué par l’affaire des homosexuels de Ksar El-Kébir, Rachid Nini, directeur du quotidien « Al Massae », répond par un torrent d’insultes. Je n’ai pas de temps à consacrer au personnage, ni à ce qui suinte de son stylo à bile. Il ne m’entraînera pas dans sa spirale de voyou car, au petit jeu des attaques infamantes, je préfère, avec d’autres, les joutes d’idées entre civilisés. Il serait trop facile de lui jeter à la face toute la vilenie de son milieu interlope. Sa rhétorique est connue de tous. Dépiautez son lexique, scannez ses formules populistes, xénophobes, vous n’y trouverez qu’un seul message, qu’une seule injonction : le rejet de l’Autre. Il y aurait tout lieu de sourire de son millénarisme formaté pour séduire la plèbe si seulement cette vulgate n’était pas fasciste. Car ce boute fou qui amuse tant la galerie n’est qu’une oie de tout ce qui est rétrograde. Il s’appuie sur le conservatisme ambiant de l’opinion publique pour lui inculquer l’intolérance et la détourner de l’essentiel, dénonçant ainsi l’indigence de son argumentaire. L’emphase des mots, le choc de la formule sont les ingrédients de base de son succès. Le reste n’est que pilonnage de haine. Tout y passe, des cinéastes profanateurs de la bonne vertu aux déviants de la société qu’il faut pendre haut et court. Tout ce qui ne colle pas à son idéologie réactionnaire est ostracisé, vilipendé. Il distille, en contrebande, dans un journal qui se tient des idées obscurantistes, comme autant de pousse-au-crime.

(…)

La ligne de démarcation est nette. Il faut adhérer et se complaire à la bassesse, à l’injure, à l’indignité, à la vulgarité, à la crapulerie ou les combattre avec force et courage. Comment ne pas être atterré par cette furia de sectarisme qui esquive les vrais débats lorsqu’on voit l’état de notre société ? Avez-vous remarqué que le populisme de Nini évite d’aborder tout ce qui touche à la gouvernance du régime ? En gros, le roi est sauf, s’il est permis de faire l’apologie du crime. Quelle bravoure ! Nini est le reflet grossissant de cette société en perte de valeurs, gangrenée par tant d’inepties. Pire, il la confronte et alimente son éloignement de la modernité car il est aussi faiseur d’opinion. Il est l’allié objectif de l’inquisition, de la pensée unique, de la dictature, alors que le pays a moins besoin d’incendiaires illuminés, avides de balafrer ses vaillances, que de gens sensés, soucieux de réconcilier les Hommes sur ce qu’ils ont de plus précieux : leur liberté. »

par Driss LACHGAR publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 5 décembre 2007

Suite à sa réunion du mardi 4 décembre 2007, le bureau politique de l’USFP a accepté la démission de Monsieur El Yazghi du poste de Premier secrétaire de l’USFP, ainsi que la démission de Monsieur Eradi du poste de Premier secrétaire adjoint.

Le bureau politique a salué le parcours des deux hommes et leur engagement politique.

par Driss LACHGAR publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Créer un Blog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus