Samedi 1 décembre 2007
Revue de presse : L’ECONOMISTE 30 novembre 2007 - "PJD et USFP en tête"

Y a-t-il ignorance de la chose politique chez les jeunes? 
A en croire les résultats de l’enquête de l’UNICEF-FUNAP, c’est le cas. En effet, ils font ressortir que 54% des jeunes méconnaissent les mécanismes politiques.Ceux qui en ont une « relative idée » ne dépassent guère les 44%. Deux chiffres qui sont lourds de signification. Ils expliquent en partie la « gifle » du 7 septembre. Une méconnaissance qui vient, en partie, de la faible notoriété des grands partis auprès de ces jeunes. 
(…) 
En revanche, connaître une formation politique ne veut pas dire que le passage à la participation et encore moins à celui de l’adhésion est acquis, révèle l’étude. L’enquête UNICEF confirme donc la large tendance de « diabolisation » de la chose politique en général et des partis en particulier auprès des jeunes. Une chose est sure cependant, ils pointent du doigt le manque de transparence, l’absence de liberté d’expression, les manœuvres électorales… chez la plupart des partis. 
(…) 
Selon les enquêtés, le caractère structurel familial, voire clanique et hermétique, des organisations politiques semblent se généraliser de plus en plus. « La démagogie, l’opacité et le manque d’encrage territorial des partis compromettent la promotion du travail politique et la démocratie », ajoute l’étude. 
(…) 
Quels enseignements peut-on finalement tirer des résultats de cette enquête ? En premier lieu, l’approche qui doit cadrer toute action ciblant les jeunes doit être basée sur la proximité tout en prenant compte de l’approche genre, déduit l’étude. Ensuite, l’attitude des jeunes envers les différentes participations aux mécanismes objets de l’étude révèle que, loin de porter un regard défaitiste sur la réalité, les enquêtés s’inscrivent plutôt volontiers dans une approche constructive. Ici, se manifeste une volonté d’engagement contrairement aux idées reçues quant à leur dénigrement des institutions. Il n’en reste pas moins qu’un effort de travail sur l’éducation, aux droits et devoirs, s’avère indispensable. 
(…)
Par Driss LACHGAR - Publié dans : Actualités
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Lundi 19 novembre 2007
3979.jpg Dans un entretien accordé au journal de Al Adala wa Tanmya (dans son édition du lundi 12 novembre 2007), Driss Lachgar s'exprime sans langue de bois sur l'actualité politique du Maroc (bilan des élections 2007, formation du gouvernement, transition démocratique, indépendance des institutions, conformité aux lois, huitième législature...)

Voici une partie de l'entretien.

PJD: Les élections de septembre 2007, ont connu une régression de l’USFP, quelles leçons tirez-vous de ces résultats ?

 

Driss Lachgar : Les résultats des élections 2007 interpellent tous les acteurs politiques, et interrogent le pays dans son ensemble, sur son présent et son avenir. Les résultats de 2007 sont une évaluation de la transition démocratique, une évaluation de la « nouvelle ère ». Ces résultats mettent le Maroc à la croisée des chemins.

Le Maroc avait donné un exemple aux pays en développement, d’une transition douce et progressive, selon le consensus des observateurs internationaux. Ceci ressort notamment des rapports des institutions internationales les plus fiables, telles le Parlement Euro méditerranéen.

Par conséquent, je suis surpris de voir qu’il y en a qui estime être sorti gagnant de ces élections, et je suis également surpris de voir certains considérer qu’ils sont les seuls perdants. La réalité est tout autre : le champ politique dans son ensemble a perdu. Au profit de qui ? Nul ne le sait.

 

Cette défaite généralisée ressort du taux de participation : malgré tous ce qui a été entrepris par les partis et les acteurs de la société civile pour combattre le dénigrement systématique de la politique dans notre pays.

 

En effet :

-         le PJD a défendu la culture de la participation ;

-         l’USFP a lutté contre le cynisme de la gauche marocaine, et a milité afin que l’ensemble de la gauche adhère au projet de transition démocratique. Ainsi, des partis qui avaient pour habitude de boycotter les élections, ont participé aux législatives de 2007 ;

-         des sommes importantes d’argent ont été engagées par les associations de la société civile ; et

-         un discours royal a appelé à une participation massive aux législatives.

 

Quelle a été la réponse des électeurs ? Un fort taux d’abstention.

 

Arrêtons la langue de bois qui consiste à faire porter le chapeau exclusivement aux partis politiques. Toutes les institutions de ce pays ont une part de responsabilité dans cette désaffection des Marocains.

 

(…)

 

PJD: Est ce que ceci signifie que l’USFP a été une des victimes de l’utilisation de l’argent sale (la corruption électorale) lors des législatives ?

 

DL : Il n’y a pas de doute sur le fait qu’il y a d’autres victimes de ces pratiques, mais l’USFP en a particulièrement souffert.

Je crains que la démocratie naissante de notre pays, ne se transforme en un des modèles de démocratie de certains pays d’Amérique Latine, où les mafias et les gangs de la drogue se partagent les voix des électeurs.

Plusieurs voix se sont levées contre ces pratiques avant les élections de septembre.

 

Malheureusement, les résultats ont démontré que l’adversaire le plus redoutable de la démocratie est la corruption des électeurs.

(…)

 

PJD : Vous prétendez que les résultats de votre parti sont dus à une stratégie globale dont le but est de détruire l’ensemble du champ politique au Maroc, mais vous ne mentionnez pas la responsabilité de votre parti.

 

DL : Sans doute, nous sommes en partie responsable de nos résultats.

 

Si je prends l’exemple de la circonscription de Rabat-Challa, sur les trois gagnants, il y en a un qui n’a pas usé de la corruption des électeurs pour gagner. Et parmi les candidats globalement, un certain nombre a mené une campagne propre.

Quant à moi, je suis descendu à l’arène électorale à Rabat-Challa en traînant derrière moi 10 ans de participation gouvernementale. Le candidat qui est en position de responsabilité n’est pas dans la même situation que le candidat de l’opposition.

Nous avons été confrontés à une réalité difficile, dans laquelle vit une large tranche des électeurs. Plus des deux tiers des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Nous avions fait le pari des grands chantiers et réformes entrepris. Nous avons également fait le pari d’un engagement de l’Etat contre la corruption électorale…

Il m’est parvenu des informations qui me rendent indulgent vis-à-vis de ceux qui ont vendu leurs voix : quand une voix vaut 400 ou 500DH, nous pouvons imaginer la tentation pour une famille de 5 ou 7 électeurs.

 

PJD : Certains pensent que les résultats de l’USFP ne sont pas dus à la pauvreté des électeurs, mais au fait que les grands projets menés par  l’USFP n’ont pas répondu aux attentes des couches populaires ?

 

DL : Si cette analyse était juste, le PJD (seul grand parti de l’opposition) aurait dû récolter des voix importantes chez ces couches populaires. Or, nous savons tous que ce sont les classes moyennes qui ont voté pour le PJD.

La corruption des électeurs a été un facteur déterminant des législatives 2007. D’ailleurs, si vous lisez attentivement les résultats, vous verrez que et l’USFP et le PJD se sont classés dans les dernières positions dans les quartiers les plus pauvres.

 

PJD : Nous pouvons avoir une lecture différente des résultats des élections de septembre : le peuple marocain ne voudrait plus des partis politiques tout court ?

 

DL : Tout à fait. Vous confirmez mon analyse de départ : Le Maroc est à la croisée des chemins.

Le plus grand fléau qui pourra atteindre les partis et les institutions de ce pays, et que les Marocains adhèrent à cette culture de corruption, et que personne ne soit plus interpellée par l’utilisation massive de l’argent sale.

Si nous persistons sur cette voie, nous ressemblerons de plus en plus à un modèle Egyptien ou Tunisien de la vie publique.

En effet, nous vivons en ce moment, l’émergence d’un « parti » qui va rallier tous les notables et par conséquent, grâce à la « démocratie des urnes », battre tous les partis.

 

PJD : De quel parti parlez-vous?

 

DL : Aucun des partis candidats aux élections, n’est parvenu à faire élire une liste complète dans aucune des circonscriptions locales. Alors qu’une personne (en l’occurrence Monsieur Fouad Ali El HIMA) sans appartenance politique débarque 15 jours avant le lancement de la campagne électorale et rafle tous les siège de la circonscription de Skhour Rhamna.

(…)

 

PJD : Une déclaration de deux conseillers du Roi, prétend qu’ils ne sont pas intervenus dans la formation du gouvernement.

 

DL: une lecture attentive de l’article 24 de la constitution démontre clairement que c’est le Roi qui a le pouvoir de nomination des membres du gouvernement. Personne ne lui dispute ce pouvoir. Personne n’imagine que quelqu’un veuille le lui partager.

En contrepartie, l’article 24 prévoit également que le pouvoir de proposition est entre les mains du premier ministre, et exclusivement du premier ministre. Personne n’a le droit de lui partager ce pouvoir, ni un ami, ni un fonctionnaire, ni un conseiller …

 

Afin de préserver nos institutions et l’équilibre des pouvoirs (qu’il me semble nous souhaitons tous) chacun doit exercer son pouvoir dans son intégralité et sans qu’une autre institution ne puisse intervenir.

 

Les questions que nous nous posons sont:

-         le premier ministre a-t-il exercé son pouvoir de proposition?

-         A-t-il pu lors de ces tractations avec le Roi émettre des propositions ?

-         A-t-on respecté la constitution?

-         Qui a proposé les onze ministres sans appartenance politique et les a imposés à des partis ?

-         Qui a proposé Touria Jebrane, et El Ghahs et a même voulu les imposer à l’USFP ?

Si j’étais à la place de El Gahs, j’aurais refusé d’être ministre au nom d’un parti avec lequel j’ai pris autant de distance.

 

Le pouvoir de proposition a été dépouillé de son contenu.

 

Nous ne disputons pas au Roi le pouvoir de nomination. Mais nous nous attachons avec fermeté à ce que le pouvoir de proposition reste entre les mains du premier ministre, conformément à la constitution.

(…)

 

PJD : est ce que c’est votre solidarité sans faille au gouvernement de Monsieur Jettou, qui a fait que vous avez fermé les yeux sur certains « dépassements » ?

 

DL : Ne fermons nous pas tous les yeux, quand la majorité et l’opposition, assistent à l’agression des étudiants par les forces de l’ordre, devant le Parlement, et que tout le monde se contente d’exprimer des regrets!

 

Le temps est venu pour l’USFP, d’exprimer haut et fort notre distance vis-à-vis de cette majorité gouvernementale, sur tous les sujets de ce type.

Nous sommes prêts à nous investir pleinement dans tous les projets porteurs des réformes nécessaires, notamment les réformes politiques.

Cependant, si ces réformes tardent à se réaliser, nous sortirons de cette majorité.

 

PJD: vous avez été très critique, et vous vous êtes même moqués du ministère sans portefeuille (de Monsieur El Fassi  dans le gouvernement de Monsieur Jettou). Vous considériez, ce poste inacceptable politiquement.

Cependant, Monsieur El Yazghi a accepté un ministère sans portefeuille, n’est ce pas là une atteinte à la dignité politique de votre parti ?

 

DL : Malgré tous les arguments qu’on m’a exposé, je ne suis pas convaincu par ce poste sans portefeuille.

En réalité, je ne suis pas convaincu par la méthode de nomination de ce gouvernement, et je ne suis pas convaincu par ce gouvernement tout court.

(…)

 

PJD : Pensez-vous qu’il y a eu une régression dans le processus démocratique ?

 

DL: D’une part, les discours royaux continuent à affirmer l’attachement aux mêmes principes démocratiques qui ont inspiré l’alternance. D’autre part la réalité est tout autre : ce qui s’est passé à Rhamna porte un coup dur à 10 années de transitions démocratiques, à la réputation du Maroc dans le monde, et auprès des organisations non gouvernementales.

 

Prenez le temps d’imaginer la situation du champ politique au Maroc aujourd’hui, si le seuil de 6% proposé (ou même 10% selon une proposition initiale) avait été adopté !

La balkanisation actuelle du champ politique, est due à cette levée de bouclier d’une majorité de politiciens,d’analystes et d’hommes de la loi et du droit, contre la loi des partis proposée.

Ces personnalités devraient se remettre en question aujourd’hui.

 

PJD : la 8ième législature a connu des événements marquants. Pouvez-vous me donner votre avis sur les événements suivants :

 

1)      la réunion de la commission des affaires étrangères, sa déclaration sur la visite du roi d’Espagne à Ceuta et Melila, et sa décision de transmettre une lettre à l’ambassade d’Espagne.

 

DL : La seule institution de la Chambre des députés qui a le droit de s’adresser à des instances externes au Parlement est la présidence de la Chambre des députés.

Pour cette raison, je souhaite marquer mon opposition à cette démarche.

 

Une deuxième remarque de forme : chaque commission doit commencer par élire son bureau avant de pouvoir effectuer la moindre démarche. C’est ce bureau qui décide de la tenue des réunions dans le cadre d’un ordre du jour précisé par avance. Il n’est pas possible pour le Président de la Commission d’adresser directement une convocation aux membres de la Commission.

 

2)      Le vote sur la déclaration du gouvernement.

 

DL : Je vous dis avec certitude que la manière avec laquelle le vote a eu lieu est contraire au règlement interne du Parlement.

Je vais rajouter un point à la proposition du PJD : le vote doit être secret, et ceux qui sont absents ou qui ne votent pas sont comptabilisés en faveur de la déclaration du gouvernement. Si les opposants sont majoritaires, la déclaration du gouvernement est rejetée.

 

3)      Le vote sur la présidence de la Chambre des députés.

DL : Le choix du parti du Rassemblement National des Indépendants, comporte des signes de retour en arrière, sur lesquels j’espère me tromper…

 

PJD : Pourquoi avez-vous alors voté pour eux ?

 

DL : Vous ne voulez tout de même pas qu’on vote pour l’opposition !

 

PJD: A ce propos, que pensez-vous de la manière avec laquelle le Mouvement Populaire est passé à l’opposition ?

 

DL : Cette manière constitue une régression du champ politique et des partis au Maroc.

Je ne sais pas si le MP a décidé de passer à l’opposition, où s’il a été sorti de la majorité. Mais à aucun moment l’USFP n’a été consulté sur une éventuelle réduction du nombre de partis de la majorité.

Ce qui s’est produit me fait dire, « j’ai été mangé le jour où le taureau blanc a été mangé. » (i .e. notre tour à tous viendra pour subir ce type de décision arbitraire)

 

PJD : Que pensez-vous de l’exclusion des personnes qui ont perdu aux législatives 2007 du gouvernement ?

 

DL : Je suis pour la « démarche démocratique ». Mais qui dit « démarche démocratique », dit que les règles du jeu soient connues de tous avant les élections. Comment expliquez vous que des personnes qui ont perdu soient exclues et pas celles qui ne se sont pas présentées tout court ?

Si nous sommes dans une « démocratie parlementaire » (et rien ne l’indique dans notre constitution) qu’on le sache et qu’on s’y tienne ! Ceci voudrait dire que tous les ministres doivent être députés et que c’est le peuple qui choisit son premier ministre.

 

 

 

 

Par Driss LACHGAR - Publié dans : Actualités
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Jeudi 1 novembre 2007

14988-1.jpg Driss LACHGAR a, à son habitude, brillé lors de la nouvelle émission politique de Casa FM. Cette émission lui a permis de clarifier la position de son parti, et de mettre fin (on l’espère) aux rumeurs colportées par le journal al massae (photos à l’appui !).

Driss LACHGAR a reçu sur son répondeur de nombreux messages de sympathie, d’encouragement et de félicitations pour cette émission. Il n’a malheureusement pas pu répondre à tous les messages.

Driss LACHGAR, tient à remercier toutes les personnes qui l’ont appelé, et espère être toujours à la hauteur de leurs attentes.

 

Revue de presse émission CASA FM : Gazette du Maroc
27 Octobre 2007

« Une émission qui a tenu ses promesses et qui a captivé les auditeurs »

Barlamane Al Moustamiyine (le Parlement des auditeurs ) est la nouvelle émission politique phare qui orne la nouvelle grille de Radio Casa F.M, diffusée également sur les ondes des radios régionales du groupe MFM basées respectivement à Fès, Marrakech et Agadir.
Lors de la première émission animée par Jamal Berraoui et Khalid El Kiraoui, l’invité de marque s’appelait Driss Lachgar, membre du bureau politique de l’USFP et ancien président de son groupe parlementaire. Le débat entre les auditeurs et les invités s’est concentré sur les raisons de la déroute du parti socialiste lors des dernières élections du 7 septembre dernier. C’était aussi l’occasion pour Driss Lachgar d’expliquer la position de son parti sur les tractations ayant conduit à la formation du nouveau gouvernement et d’annoncer plusieurs actions du parti des Forces Populaires, notamment au plan des efforts tendant à réunifier la gauche marocaine. Il a également annoncé la tenue du congrès extraordinaire de l’USFP dès le printemps pour dégager une nouvelle approche de son action politique.
Une émission qui a tenu ses promesses et qui a captivé les auditeurs qui retrouveront «Barlamane Al Moustamiyine» chaque mercredi de 20h15 à 22 heures.

Par Driss LACHGAR - Publié dans : Actualités
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Mercredi 24 octobre 2007

عقد المكتب السياسي للاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية اجتماعا أول أمس الاحد، بالمقر الوطني للحزب بالرباط، تناول فيه عدة قضايا، وقد أصدر بيانا هذا نصه: يتابع الرأي العام الحزبي والوطني بقلق كبير، التداعيات التي أفرزها تشكيل الحكومة المكونة بتاريخ 15 اكتوبر 2007• والمكتب السياسي للاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية الذي عقد سلسلة من الاجتماعات المتواصلة لتحليل مآل التجربة الديمقراطية على ضوء المستجدات المتسارعة التي ترتبت عن اقتراع 7 شتنبر 2007، يؤكد على منطلقاته الأساسية التالية: أولا: الالتزام بالمشروع الديمقراطي، وذلك بإرساء قواعد مؤسسات حقيقية وذات مصداقية وصيانة الحقل السياسي من كل عبث أو تمييع أو إفساد• ثانيا: اعتماد مفهوم المشاركة بما يعنيه من انخراط فعلي في المؤسسات التمثيلية، تخدم استراتيجية إقرار قواعد حياة سياسية ديمقراطية، قائمة على فرز حقيقي في إطار استقلالية الحقل الحزبي ومصداقية العمل السياسي• ثالثا: التشبث بالعمل مع حلفائه من أجل مواصلة الإصلاح الاجتماعي والاقتصادي والسياسي والدستوري، ومحاربة الفساد والدوذ عن الوحدة الترابية، وإقرار دولة الحق والمؤسسات الديمقراطية• والاتحاد الاشتراكي الذي وضع دائما المصلحة العليا للوطن بوصلة لتحديد مواقفه وبلورة توجهاته، يذكر بمساره التاريخي النضالي منذ اختياره لاستراتيجية النضال الديمقراطي ، مرورا بمشاركته في حكومة التناوب التوافقي سنة 1998 التي فتحت العديد من أوراش الإصلاح، مدشنة بذلك تجربة الانتقال الديمقراطي وكذا المساهمة في حكومة 2002 رغم أن الاتحاد الاشتراكي كان ضحية عدم إعمال المنهجية الديمقراطية، حرصا منه على ضرورة استكمال أوراش الإصلاح وتحصين المسار الديمقراطي وتعزيزه• ورغم أن الحزب قد أدى في اقتراع 7 شتنبر 2007 ضريبة تبنيه بصدق ووعي للحصيلة الحكومية برمتها، فضلا عن إقراره بأوجه الخلل التي واكبت تدبيره للاستحقاقات الانتخابية، فإن مجلسه الوطني قد قرر تكليف المكتب السياسي بتدبير المشاورات حول تكوين الحكومة• إن الاتحاد الاشتراكي الوفي دائما لالتزاماته، سيظل متمسكا بروح المسؤولية والوفاء بالعهد، كما سيظل متشبثا بالنضال الديمقراطي كاختيار لا رجعة فيه والذي سيعمل إلى جانب القوى الحية بالبلاد على استعادة إذكاء الروح النضالية الوطنية المخلصة التي جنبت بلادنا دوما السقوط في المنزلقات السياسية المؤدية إلى اليأس والهشاشة، والعجز عن تلبية حاجيات الشعب المغربي لوطن مستقر آمن ومتقدم• في هذا السياق يتحمل المكتب السياسي مسؤولياته كاملة تجاه الرأي العام الحزبي والوطني ويسجل ما يلي: 1- لقد صاحبت المفاوضات من أجل تشكيل الحكومة الجديدة، تدخلات في الشؤون الداخلية للأحزاب وتجاوز إرادتها واستقلالية قرارها، واضطراب في إعمال مقتضيات الدستور، وخرق مقتضيات قانون الأحزاب سواء في ما يتعلق بتشكيل الحكومة أو أجهزة مجلس النواب• 2 ـ التراجع الحاصل عن مكتسبات المنهجية الديمقراطية والتدخل في ترتيب الحقل السياسي بتوسيع مجال الوزراء اللامنتمين سياسيا، بما سيفضي إلى التشكيك في مصداقية الأحزاب السياسية وإفراغ المؤسسات من محتواها الحقيقي وتركيز للسلطة• 3 ـ وجود خيط ناظم ومترابط بين النتائج التي أسفر عنها اقتراع 7 شتنبر، وهندسة الحكومة وعملية تدبير الشأن النيابي الذي عرف وافدا جديدا، يوحي بالعودة إلى أجواء مرحلة كنا نعتقد أن التوافق قد حصل من أجل تجاوزها• في سياق ما تقدم، يعبر المكتب السياسي عن قلقه الشديد من المنحى الذي أخذته الحياة السياسية في بلادنا بالمس بمصداقية المؤسسات، وإفراغ الديمقراطية من محتواها والتقليل من شأن العمل السياسي عامة، والحزبي بصفة خاصة• إن ما تقدم يفرض على حزبنا وضع مسافة بينه وبين الحكومة الحالية، تنبني على قاعدة المساندة النقدية• والمكتب السياسي إذ يقر بأسف محدودية النتائج بالنسبة لحزبنا في ما يتعلق بتشكيل الحكومة، والتي لم تكن في مستوى تكليف المجلس الوطني من حيث الكم والكيف والنوع، حيث اتسمت عدديا بخمسة قطاعات وزارية لا تناسب مكانة الحزب السياسية والانتخابية مع غياب تمثيلية المرأة الاتحادية، مما يعد مسا بتوجهاتنا الديمقراطية الحداثية• إن المكتب السياسي إذ يتحمل مسؤولياته كاملة ويعبر عن استعداده للمحاسبة أمام المجلس الوطني، يؤكد ضرورة المبادرة والانخراط الفوري في معالجة الضعف الحزبي بكل شجاعة ومسؤولية، وتعبئة كل طاقاتنا من أجل إعادة صياغة خطنا السياسي وتجديد هياكلنا وأجهزتنا، والانفتاح على قوى اليسار وكل الطاقات الخلاقة في بلادنا بهدف تكوين قطب اليسار الاشتراكي الواسع، القادر على الدفاع عن قيم الحداثة والديمقراطية والتقدم والعدالة الاجتماعية• ويدعو كافة مناضلاته ومناضليه لفتح حوار جاد ومسؤول وبناء في إطار مؤسساتنا التنظيمية لتقييم مسار نضالنا بروح النقد والنقد الذاتي، كما سيدعو في أقرب الآجال إلى عقد الدورة التاسعة للمجلس الوطني لتقييم نتائج اقتراع 7 شتنبر2007 ودراسة الوضع السياسي العام بعد تكوين الحكومة، وانطلاق الولاية التشريعية الجديدة تحضيرا لعقد المؤتمر الوطني الثامن الذي نتطلع لكي يكون مؤتمر النهوض والتجديد والمراهنة على المستقبل

 

Par Driss LACHGAR - Publié dans : Actualités
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Jeudi 18 octobre 2007
Contrairement à ce qui a été prétendu par certains journaux, Driss LACHGAR n'est pas Directeur de cabinet du ministre de la justice.
Cette rumeur révèle une réelle méconnaissance de la personne de Driss LACHGAR. 
Nous nous "étonnons" que les journalistes n'aient même pas pris la peine de vérifier la rumeur auprès du principal intéressé, avant de la publier, et d'induire en erreur leurs lecteurs.
Ceci est extrêmement regrettable.
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Par Driss LACHGAR - Publié dans : Actualités
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Lundi 15 octobre 2007
.. دفاعا عن شرف السياسة أو ما تبقى منها ومنه
جماهري
 
من حق الديموقراطيين في هذا البلد أن يشكوا، ومن حقهم ، بعد أن تلاشت الرؤية قليلا أن
يتساءلوا:ما الذي يقع ؟ من حقهم أن يدافعوا عن حقهم، عابرا كان أو مقيما ، في اليأس وفي الريبة ومن حقهم فعلا أن يتساءلوا اليوم:هل كنا مخطئين طيلة هذا الانتقال ، وطيلة كل آمالنا، ومواسم الايمان بأننا على بعد شرفة من مستقبلنا الذي ننشده؟ هل كنا واهمين الى هذا الحد؟ ومن حقهم أيضا أن يشكوا قليلا في شكهم ويتساءلوا، بغير قليل من الوهم المتجدد: هل يمكن أن يحدث هذا في مغرب محمد السادس، مغرب هيئة الانصاف والمصالحة، مغرب المدونة ومغرب قانون الأحزاب ؟ هل يمكن أن نعود الى نفس المخاوف ونفس الارتباك ونفس التوجسات؟ لقد جاءت مقترحات الاستاذ عباس الفاسي، للفريق الحكومي، لتطرح سؤالا مرا على الديموقراطية المغربية ، بعد أن تبين أن الاختيار كان شبه مفروض على الأحزاب كلها• وبعد أن تبين، أن المفاجأة كانت أكبر من أن تبتلعها أكبر المعدات شهية حكومية• لقد حصل ما جعل الذهول العضو الرابع والثلاثين في الحكومة المقترحة! دفاعا عن شرف السياسة ، أو ما تبقى منه ، كان لابد للأحزاب، وأولها الاتحاد الاشتراكي أن ترفض المقترحات المعروضة عليها، لأنه لا يمكن أن نغتصب السياسة ونواسي النفس بأنها حابل بتوافق ما، أو بجنين محتمل لغد محتمل • لم يعد خفيا على الرأي العام، بل إن الذين كانوا بالقرب من المختبر قاموا بما يجب لكي يعرف، أن الاحزاب عرضت عليها أسماء لم تقترحها، وأن الاسماء نفسها صارت مناصب بدون موافقة قبلية من الأحزاب: وعليه فإن أول استنتاج يطرحه هذا الأمر هو أن الرغبة الكامنة وراء هذا التدبير هي ، أولا تحقير الأحزاب، ثم تحويلها الى ما يشبه وكالات لعقد القران والبحث عن شريك الحياة! لقد حصل ما جعل الذهول العضو الرابع والثلاثين في الحكومة المقترحة! دفاعا عن شرف السياسة ، أو ما تبقى منه ، كان لابد للأحزاب، وأولها الاتحاد الاشتراكي أن ترفض المقترحات المعروضة عليها، لأنه لا يمكن أن نغتصب السياسة ونواسي النفس بأنها حابل بتوافق ما، أو بجنين محتمل لغد محتمل • لم يعد خفيا على الرأي العام، بل إن الذين كانوا بالقرب من المختبر قاموا بما يجب لكي يعرف، أن الاحزاب عرضت عليها أسماء لم تقترحها، وأن الاسماء نفسها صارت مناصب بدون موافقة قبلية من الأحزاب: وعليه فإن أول استنتاج يطرحه هذا الأمر هو أن الرغبة الكامنة وراء هذا التدبير هي ، أولا تحقير الأحزاب، ثم تحويلها الى ما يشبه وكالات لعقد القران والبحث عن شريك الحياة! وثاني استنتاج هو أنه إذا كانت سنة 2002، خروجا عن المنهجية الديموقراطية، وبالتالي تكسير لاندفاعة سياسية كبيرة رأت النور مع حكومة التناوب الأولى ، فإن اغراء التدخل في أدق تفاصيل الحياة الداخلية للأحزاب هو قتل لهذا الأحزاب، وتكريس لمزيد من النفور السياسي• ولا نجد للأحزاب أصدقاء فقط في دوائر القرار العليا، لكن هل يستطيع أحد ما أن يقنعنا بأن تدمير النظام الحزبي المغربي، الذي ظل حلما يراود كل المبشرين المزيفين بانطلاقة اقتصادية واجتماعية حامية بدون الحاجة الى تعددية أو أية مشاركة شعبية، يقدم خدمة ، راهنا ومستقبلا، للمؤسسات الأخرى للدولة وللمغرب واستقراره؟ ثم ما هو السيناريو الاخر، بعد سيناريو كتابة أقدار الأحزاب وأسمائها، غير سيناريو الكارثة، سيناريو المجهول والمقاطعة والنزوع الراديكالي في المجتمع؟ وفي حالة انتصرت عفاريت الفراغ على مؤسسات الدولة، مهما كانت قوية، ما الذي يمكن أن نواجه به المجهول غير الاحتماء بأسلحتنا القديمة، حقيقة ومجازا؟ هناك ما يدفع إلى الخوف، فعلا من هذا النزوع نحو إلغاء التعددية عبر تعطيلها• يمكن أن نتعلل بأن نسبة التصويت المتدنية، تفتح الباب لكل أنواع التدخل، بل يمكن أن يتساءل البعض ممن يرون في الأحزاب عالة الديموقراطية في هذا البلد، أو في السجال البيزنطي بابا للتسيس، لماذا لم تقلق الأحزاب على هذه النسبة وقلقت لأسمائها؟ ويكون الجواب، بغير قليل من السجال: هل يمكن أن تسعى الدولة، أو أطراف فيها إلى أن تأتي على ما تبقى من نسبة التصويت، هل سنذهب ، غدا نحو الصمت الديموقراطي المطبق ، بعد أن نلغي كل صوت ؟ هل يمكن أن نقبل بقتل السياسة نهائيا في مغرب لم يجف فيه بعد حبر قانون الأحزاب؟ إن أقل ما يقال عن هذا الوضع هو أنه شاذ، ومفارق وملغوم بالكثير من بياضات التدخلية والتوجيه القبلي للسياسة في هذا البلد• لم يعد هناك من مجاز: فالدولة تنتخب للأحزاب وزراءها! ولا يمكن ، والحالة هاته ألا نستسلم لما في المقارنة من دروس، لنطرح السؤال: هل سبق أن تم هذا في تاريخ المغرب الحديث؟ ألا يشكل في الواقع حالة استثناء لبقة ، مع الحفاظ البروتوكولي على الشكل الديموقراطي؟ ألا نضع التعددية في غرفة الانعاش بمثل هذا القرار ، عندما نفرض حظرا عمليا على الأحزاب؟ وماذا نسمي ، التركيز، في التشريح السيء للوضع الراهن ، على ضعف الأحزاب السياسية، كما لو أنها كانت تعيش طيلة أربعين سنة في بحبوحة السلم السياسي، ثم نبادر، كاستنتاج مؤسساتي ، الى قتل وإطلاق رصاصة الرحمة عليها• يبدو أنه لم يكن هناك تقدير حقيقي لما وقع في 7 شتنبر ، ولمحاولة خلق أفق جديد، عبر المشاركة الحكومية في وضع صعب للغاية ، والإبقاء على آخر ذرة أمل في توضيح اللعبة السياسية وبناء التكتلات السياسية، تم الالتجاء الى عدمية الدولة لمواجهة إشكال حكومي ، هو في آخر المحصلة تمرين عادي في دولة تكثر فيها الاحزاب ويخرج من نظامها، مجتمع سياسي مبلقن• لنكن واضحين ونقول بصراحة:إن التدخل المباشر من خارج الأحزاب السياسية لا يمكن أن يكون مبررا في ملكية دستورية ، لاتنفيذية ولا قضائية ولاشرعية• لقد تم اختزال الأمر في تسابق على المناصب ومنافسات بين استراتيجيات فردية ، بدون أفق جماعي وبدون مثال سام ، لكن الأمر يعود الآن إلى حقيقته: تكون أو لا تكون السياسة في هذا البلد• إن أكبر الواقعيين السياسيين لا يمكنه أن يرى في الترقيع ردا على البلقنة ، وعلى نسبة العزوف العالية وعلى تفسخ بعض مظاهر السياسة• ولا توجد ، في كل تجارب الانتقال الديموقراطي، عبر العالم تجربة في التدبير الحكومي من هذا القبيل• لا أحد يمكن أن يتهمنا بالعدمية، أو بقصور في النظرة أو بالتقوقع الحزبي أو أي شيء من هذا النوع، لأن إيماننا بقوة ما تحقق يفتح الباب واسعا أمام الأمل ، كما يغذي قوة الصمود في وجه الردات المحتملة ، أيا كانت مسوغاتها• وعلينا أن نسأل: هل حصل الإدراك في هذا البلد، وفي كل مواقعه، أن الأحزاب السياسية ليست عدوا، بل شريكا، وليست بديلا بل لبنة •
 
Par Driss LACHGAR - Publié dans : Actualités
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Lundi 1 octobre 2007
 
Les présidents des communes sur la sellette

Les dernières élections législatives n’ont pas cessé de susciter des réactions de la société civile. Après la mission d’observation chapeautée par le Conseil consultatif des droits de l’homme, c’est au tour de l’Instance nationale de protection des biens publics au Maroc, un collectif d’associations peu connu du grand public. Celle-ci a présenté, vendredi dernier, son rapport sur les conditions de déroulement du scrutin. Ce travail a été préparé par l’observatoire de l’Instance créé à cet effet en février 2007.
Le document est plein de critiques de la «neutralité passive» des administrations sur le recours massif à l’argent pendant les dernières élections. Mais cette neutralité a été limitée dans certaines villes du pays, précise toutefois le rapport. «Les présidents des communes et des arrondissements ont utilisé en leur faveur les moyens publics sous leur responsabilité dans leur campagne électorale», a précisé Tarik Mohamed Sbai, président de l’Instance qui met particulièrement en cause le cumul des mandats.
«Presque un tiers des futurs parlementaires sont des présidents de communes ou d’arrondissements», avance le responsable de l’organisation marocaine. Il propose d’interdire les doubles casquettes car cela crée une concurrence déloyale entre les candidats.
La préparation du rapport est le fruit d’un travail d’observation sur le terrain mené par 102 membres volontaires de l’Instance. Eu égard aux moyens limités, leur mission a été focalisée sur quelques régions uniquement, en l’occurrence Dakhla, Rhamna, Nador et Rabat.
Pour Rabat, une grande partie du rapport a été consacrée à l’affaire du maire de la capitale non encore tranchée par la justice.
Pour rappel, il a été reproché à ce responsable l’utilisation de deux cars de la ville dans une campagne électorale prématurée. La date de la prochaine séance a été déjà fixée par le tribunal: le 14 novembre 2007.

http://www.maroc-hebdo.press.ma

La cour des comptes a établi un rapport qui pointe du doigt Omar Bahraoui et l'accuse de malversations et de mauvaise gestion.

Au cœur de ce tumulte, Omar Bahraoui, actuel maire de Rabat élu en 2003 sous les couleurs du Mouvement Populaire et, tout autour de lui, un grand nombre d'élus locaux issus de formations politiques diverses, dont la formation islamiste du Parti pour la justice et le développement (PJD).

Le rapport d'enquête de la Cour des Comptes, présidée par Ahmed Midaoui, ancien ministre de l’Intérieur, est accablant, c'est le moins que l'on puisse dire. Et pour cause. Ledit rapport recense un nombre impressionnant de malversations, d'irrégularités, et d 'abus de biens sociaux, reflet d'une gestion désastreuse du Conseil de la Ville. Tout au long du rapport d'enquête, un pavé de 150 pages (avec les annexes), aucun point positif n'a été relevé par le trio d'enquêteurs, Fatima Bouzough, Mobaraka El Ifriki et Younès Zeroual.

Au moment où ils ont mené l'enquête de février à mars 2006, investigation portant sur les deux exercices comptables 2004 et 2005, les trois fonctionnaires n'imaginaient certainement pas la lourdeur de leur tâche. Encore moins les incroyables découvertes qu'ils feraient. Point par point, ils passent au peigne fin tout le système de gestion du Conseil de la Ville: ses biens publics et privés, son personnel, les relations qui existent entre les élus et les fonctionnaires du ministère de l'Intérieur, la manière dont est dépensé l'argent, celle aussi dont il est collecté, et les privilèges et autres passe-droits accordés aux uns et aux autres. Les enquêteurs interrogent tous les responsables de la commune, à commencer par le patron, Omar Bahraoui, jusqu'au simple agent technique, en passant par les chefs de division et de services.

D'emblée, le rapport s'en prend à la manière dont le maire gère les affaires communales de la ville. Faiblesse et inconsistance de la cellule d'audit et de contrôle, structure pourtant stratégique pour prévenir les dérapages et les excès, absence d'un plan de développement économique et social reprenant les investissements proposés par les différents arrondissements de la ville et manque flagrant de documents écrits organisant les services communaux. Un système anarchique et mal organisé que Omar Bahraoui semble perpétuer et aggraver par certaines de ses attitudes. Le rapport d'enquête estime ainsi que l'implication du président du Conseil dans la gestion effective des affaires communales de la ville est faible. Pour suivre les dossiers, Omar Bahraoui s'appuie beaucoup trop sur ses vice-présidents et ses plus proches collaborateurs, à qui il distribue délégations de pouvoir ou de signature, cédant jusqu'aux dossiers censés relever des compétences exclusives du président du Conseil de la Ville. À titre d'exemple: le transport urbain, la police administrative, les centres de santé, les affaires sociales, les espaces verts, les affaires économiques, la gestion du personnel ou encore la circulation. Autant de domaines stratégiques qui semblent très peu intéresser le maire. Ce désintérêt ne semble pas, à lui seul, expliquer le désordre criant dans lequel baigne la commune de Rabat.

Il y a aussi l'attitude peu compréhensible de Omar Bahraoui consistant à retirer à ses collaborateurs les délégations de pouvoir et de signature moins d'un mois après leur attribution. Le jugement du rapport d'enquête, à ce sujet, est sans appel: «Ces changements rapides dénotent de l'absence d'une vision globale et affectent considérablement la gestion des affaires de la commune». Manque de confiance dans ses collaborateurs? On n'en saura pas davantage.

On sait, en revanche, que le maire procède lui-même au recrutement du personnel qualifié. Omar Bahraoui veille, en effet, personnellement, à placer aux postes de responsabilité ses hommes de main parmi les anciens fonctionnaires de l'ex-commune de Youssoufia, où il était président avant de devenir maire de la ville. «Ce qui fait que les nominations ne sont pas faites sur la base de critères objectifs», note la lettre d'observation. Celle-ci fait également état d'emplois fictifs. 700 fonctionnaires payés par la commune n'y exercent ainsi aucune fonction réelle. Pour ces 700 employés fantômes, le Conseil de la Ville déboursera en guise de salaires pour la seule année 2005 quelque 30 millions de dirhams (soit 3 milliards de centimes), qui auraient pu servir notamment à assainir la situation financière de la commune.

Chaque page du rapport de la Cour Régionale des Comptes enfonce davantage Omar Bahraoui. À ses collaborateurs et aux élus locaux, le maire octroie des avantages et des privilèges en tout genre: lignes téléphoniques gratuites, voitures municipales, dotations très généreuses en carburant, locaux à usage commercial et d'habitation. À titre d'exemple, le rapport d'enquête souligne que sur 81 élus siégeant au Conseil, 14 utilisent les véhicules municipaux, sans l'accord préalable des membres du Conseil, et 30 autres alimentent leurs voitures personnelles en carburant aux frais de la ville, à travers un système de dotations mensuelles allant de 1.000 à 3.000 dirhams par mois.
Même certains fonctionnaires de la Wilaya de Rabat, dont des membres du cabinet du Wali, profitent, eux aussi, de ces dotations de carburant. Pour ne pas laisser de trace, les bénéficiaires utilisent des bons d'avoir de 100 dirhams chacun sur lesquels n'est indiqué ni le numéro du véhicule concerné ni la nature de la consommation (gasoil, essence ou mélangé). Cet abus de biens sociaux caractérisé ne s'arrête pas là. Il touche également les téléphones portables et leurs lignes correspondantes, distribués à tour de bras aux élus et aux fonctionnaires de la commune. Sans l'accord du Wali, le maire signe des contrats d'abonnement pour 74 lignes téléphoniques, dont les factures sont réglées intégralement par la Ville.

Et pourtant, la Commune de Rabat n'a toujours pas réglé les notes de téléphone correspondant à ses 206 lignes fixes et dont le montant cumulé sur plusieurs années s'élève à 20 millions de dirhams (soit 2 milliards de centimes). Une somme à laquelle s'ajoute une autre dette, encore plus vertigineuse celle-là: 92 millions de dirhams (soit 9 milliards de centimes), réclamés par la Redal, le distributeur d'eau et d'électricité de la capitale, dont Omar Bahraoui assure pourtant, conformément à la loi, la présidence du conseil d'administration.

Comment est-ce possible que le Conseil de la Ville de Rabat, qui dispose pourtant de moyens financiers considérables, n'honore pas ses dettes, même les plus élémentaires? Une question que se sont posée les enquêteurs de la Cour des Comptes et à laquelle ils ont trouvé une seule et même réponse: «la très mauvaise gestion du Conseil de la Ville» et notamment celle de ses biens publics et privés. Alors que l'article 47 de la charte communale stipule clairement, entre autres, que le Conseil doit conserver et administrer les biens de la Commune et à ce titre, tenir les inventaires, procéder à leur mise à jour et inscrire toutes les propriétés à la conservation foncière, rien de tout cela n'a été fait à Rabat. Quand les inventaires existent, ils ne sont jamais mis à jour et les informations qui y figurent sont incomplètes et souvent imprécises. Pire encore, le rapport d'enquête relève que certains biens de la commune ne sont pas enregistrés à la conservation foncière, ce qui non seulement constitue une entorse grave à la loi, mais met de surcroît en péril la préservation des biens en questions. Mais, lorsque l'on gère le patrimoine immobilier de la Commune de cette façon, toutes les spéculations, les surenchères et les manœuvres illégales deviennent possibles.
C'est ainsi que l'on trouve des élus locaux, avec l'aval de Omar Bahraoui, occuper illégalement des terrains et des locaux commerciaux dans l'arrondissement de Yacoub Al Mansour. Mais aussi dans d'autres arrondissements où des logements et des locaux de commerce sont loués à des prix dérisoires, allant de 20 à 500 dirhams. La gabegie financière s'étend encore plus loin avec, entre autres, le paiement de loyers pour les logements personnels de certains fonctionnaires de la Commune, et parmi eux, le secrétaire général du Conseil de la Ville, Abdelfttah Skir, à raison de 8.000 dirhams par mois. Encore plus scandaleux sont ces loyers de 18.700 et 13.000 dirhams, déboursés mensuellement par la Commune, pour les logements personnels de deux fonctionnaires, Hamid Chebbar et Thami El Akel, qui n'ont, eux, aucun lien avec les services du Conseil de la Ville. Le premier bénéficie de ce privilège depuis le 1er février 1992, soit 3,5 millions de dirhams environ de loyers payés à ce jour par l'argent public. Il est vrai qu'à cette époque, Omar Bahraoui n'était pas encore aux commandes de la mairie de Rabat, mais à son arrivée en 2003, il n'a pas remis en cause ces contrats illégaux, préférant les reconduire.
Tout comme il a fermé les yeux sur la manière dont ont été cédés plusieurs projets immobiliers (Résidences Ihssane I et Ihssane II dans l'arrondissement Yacoub El Mansour), destinés à l'origine à recaser les sinistrés des incendies qui ont frappé cette localité de Rabat en 1962 et 1975. Plusieurs appartements sis dans ces deux projets ont été attribués à des élus, des fonctionnaires de la Commune ou du ministère de l'Intérieur. Le rapport d'enquête cite ainsi deux cas d'élus dont les proches ont profité de deux appartements dans l'immeuble Ihssane II. Il s'agit de Kaddouri Jalal, élu sous l'étiquette du MDS (Mouvement Démocratique et Social) et Khalid Arsalane, élu sous les couleurs du FFD (Front des Forces Démocratiques). Ces deux élus sont réputés proches de Omar Bahraoui.
Acculé, ce dernier a eu droit à deux mois pour répondre aux nombreuses critiques formulées dans le rapport d'enquête de la Cour des Comptes. Il semblerait qu'il a déjà adressé ses réponses à cette instance juridique et financière qui s'offre, à son tour, une période de six mois pour établir ses conclusions définitives, rassemblées plus tard dans un rapport final destiné au ministère de l'Intérieur. Ce délai de six mois a également expiré depuis fin 2006, selon des sources proches du dossier.

L'affaire Bahraoui et consorts ressortira-t-elle des tiroirs en cette période préélectorale?
Par Driss LACHGAR - Publié dans : Choisissez votre Maroc 07/09
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Dimanche 30 septembre 2007
“The Economist” est un magazine conservateur du Royaume-Uni. Cet article avait été publié suite aux résultats des élections au Maroc.

La conclusion de l'article a été:
"The regime cannot deny the fact that the public’s political disaffection can only be allayed by stripping the monarchy of some of its power; the low turnout was actually a collective vote for political reform."

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Roots of apathy
There are a number of root causes of Morocco’s endemic political apathy. In many respects, the collective lack of interest is a throwback to the past, when elections under the previous king, Hassan II, were seen as highly rigged affairs. The architect was Driss Basri, for long the country’s eminence grise, who reportedly falsified election results by manipulating electoral lists and ballots. Under Mr Basri, elections in Morocco lost all credibility, and his death in Paris just a month before this year’s poll, served as a reminder of the legacy he bequeathed. This legacy lives on in the widespread public mistrust of politicians, with most voters believing them to be corrupt and merely out for personal gain. The perceived powerlessness of the parliament compounds this entrenched political lassitude and suspicion. There is a well-founded conviction amongst the populace that parliament is an ineffectual institution owing to constitutional constraints, which ensure that real power resides with the king. He is the executive head of state, military commander-in-chief and as “commander of the faithful”, the country’s spiritual and religious leader. He appoints the prime minister and four key cabinet ministers, with no obligation to fill the posts from political parties. Indeed, the current prime minister, Driss Jettou, has no party affiliations.

Spoilt for choice
The electoral system also serves to undermine parliament’s authority. Elections are held under a complicated system of proportional representation, which allows for a highly fragmented political landscape; some 33 parties contested this year’s polls. The electoral system ultimately ensures that parliamentary seats are spread thinly, denying any one party a large power base. Consequently, governments tend to be strongly diluted coalitions, which often struggle to reach consensus. This serves the monarchical regime, known as the makhzen, well, since the government is never sufficiently powerful to challenge its authority. Even the run-up to the elections offered all the signs that turn out would be low. There was little evidence of public interest during the election campaign and coverage in the media was subdued, despite the presentation by the leading parties of their most detailed manifestos to date. The government launched an awareness campaign to try to foster voter enthusiasm, and in the end managed to entice 15.5m voters—around 79% of the total—to register.

PJD blues

Security concerns may well have also dampened any political fervour. The government was determined to ensure that the polls passed peacefully, particularly following a failed suicide bombing attempt in Meknes in mid-August. Security in the run up to the poll was tight and the day before the election a car bomb killed numerous people in neighbouring Algeria, serving as a reminder of the ever-present militant threat. Deepening political apathy meant that many Moroccans weren’t even interested in the result, which they believe to be of little consequence. The makhzen, however, will be quietly pleased about the relatively poor performance of the moderate Islamist Justice and Development Party (PJD), which only managed to improve on its existing mandate by 5 seats, increasing its representation from 42 seats to 47. Prior to the poll, there was widespread expectation that the PJD could double the number of seats they held, thereby possibly forcing the king to appoint a PJD prime minister. This would have proved awkward for the makhzen, who have been spared their blushes, with the Istiqlal party—Morocco’s oldest—winning the most number of seats, 52, in the country’s 295 seat assembly. Istiqlal has said it will form a coalition government with the Union of Socialist Popular Forces (USFP), which previously held the most seats, but which lost considerable ground this time round, winning only 36 seats. The PJD’s poor showing highlighted its political immaturity; with most voters opting for personalities rather than parties, the PJD had relied too heavily on its anti-corruption, pro-political reform agenda, rather than well-known, locally selected candidates. While the electorate supported the PJD’s stance, it lacked the belief in its ability to force change. Furthermore, both the Istiqlal and USFP parties are slick electoral machines which understand their constituents well. The PJD claimed, however, that they were disadvantaged by corrupt practices, such as vote buying. “Money from our rivals was changing hands all over the place,” claimed PJD deputy leader, Lahcen Daoudi. Such practice has been known in the past and indeed, just prior to the poll, the ministry of justice announced that 74 cases of vote-buying had been uncovered.

However, the European Union praised the running of the election, stating that “the democratic conditions in which the elections took place show Morocco's commitment to the process of political, economic, and social reforms, undertaken at the highest state levels in recent years”. In reality, the government may well be committed, but as the elections show quite clearly, the voters aren’t. What the Interior Minister, Chakib Benmoussa, tried to pass off as the country's growing “political maturity”, in effect demonstrates its growing political cynicism. The regime cannot deny the fact that the public’s political disaffection can only be allayed by stripping the monarchy of some of its power; the low turnout was actually a collective vote for political reform.
Par Driss LACHGAR - Publié dans : Actualités
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Samedi 29 septembre 2007
L’heure était au bilan, hier, lors de la 8ème édition du conseil national de l’USFP qui s’est tenu à Rabat. Un conseil avec un unique ordre du jour, l’évaluation des résultats des dernières élections législatives. Une évaluation exhaustive de l’opération électorale, avec tous les aspects qui l’accompagnent sera faite ultérieurement dans le cadre d’une commission qui rendra son rapport lors du prochain conseil national qui se tiendra dans deux mois.

Le Conseil National a décidé de laisser aux membres du Bureau Politique le soin de prendre la meilleure décision concernant la participation de l'USFP au gouvernement ou son retour à l'opposition, en tenant compte des réserves émises par les membres du Conseil, et en posant des conditions claires à toute participation.
Par Driss LACHGAR - Publié dans : Actualités
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Samedi 15 septembre 2007
S.M. Le Roi reçoit Mohamed Elyazghi

cet événement a constitué pour le Premier secrétaire de l’USFP une occasion pour présenter au Souverain, les grandes lignes de l’analyse de son parti en ce qui concerne le déroulement de la campagne électorale, les résultats des élections et les perspectives d’avenir.
Il va de soi que nous sommes tous (Etat, partis politiques et société civile) interpellés par certains faits qui ont caractérisé les échéances du 7 septembre 2007, en premier lieu le faible taux de participation des citoyens. Pour nous à l’USFP, cela est plus qu’un simple indice, surtout que nous sommes le parti qui a payé le plus le prix de cette désaffection.
Un second point ayant terni l’image du jour du vote consiste en le recours par certains candidats à la corruption des citoyens, soit pour les inciter à voter en leur faveur, soit pour les appeler à ne pas participer aux élections. Une nouvelle pratique qui démontre que les adversaires de la démocratie ne cessent d’inventer de nouvelles formes de résistance et de malversation ; sachant que certains responsables locaux, ont fermé les yeux sur ces pratiques, en croyant probablement que cela allait servir certaines forces politiques ou arrêter un éventuel raz-de-marée d’une certaine formation politique, qui avait pourtant atteint son seuil maximale de mobilisation.
Certes, toutes ces donnes nous interpellent. Nous avons défendu le bilan auquel nous avons participé et nous avons eu la grande part de dénigrement de la part de plusieurs courants, mais rien ne nous empêchera d’aller de l’avant et de poursuivre notre lutte pour la démocratie, le progrès et la modernité.
Par Driss LACHGAR - Publié dans : Actualités
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